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Stratégie
10 minutes
3 févr. 2026
T'es graphiste et tes clients sont difficiles ? Les 5 raisons.
Tu es graphiste et tes clients sont difficiles ? Voici les 5 raisons qui peuvent l'expliquer.
Tu as l'impression que ces derniers mois tes clients sont tous difficiles, pour ne pas dire complètement relous ? Oups. Ils ne comprennent pas ton travail, contestent tes choix créatifs, t'envoient des retours flous qui n'en terminent pas et te demandent tout le temps "juste un petit changement"... Rassure-toi, ce n'est pas la qualité de ton travail qui est en jeu, mais ta posture.
Alors oui, il y a des clients plus faciles que d'autres, mais la réalité c'est que ces clients sont difficiles avec toi parce qu'ils te perçoivent comme une simple exécutante. Si tu te retrouves régulièrement avec des collaborations tendues, des allers-retours interminables ou des clients qui ne répondent pas dans les temps, bref, si tes expériences et tes projets se transforment en cauchemars, le problème vient sans doute de la perception qu’ils ont de toi. Tu n’es pas une stratège à leurs yeux.
Je sais, ce n'est pas très agréable à entendre. Et promis, ce n’est pas un jugement, je suis aussi passée par là à mes débuts en tant que freelance. Et puis c'est normal, quand on se lance, personne ne sait tellement comment cadrer une collaboration, poser ses limites, et guider son client plutôt que de subir ses envies et ses choix. Dans cet article, je te partage les 5 erreurs qui transforment tes projets trop cool en collaborations trop reloues. Parce qu'il est temps que tu reprennes le contrôle dans ta façon de travailler pour devenir une vraie partenaire créative.
Dans cet article on verra :
Pourquoi certains clients sont perçus comme « difficiles » (et ce que ça dit vraiment)
Les erreurs les plus fréquentes qui donnent trop de pouvoir créatif au client
La confusion entre stratégie de marque et direction artistique
Pourquoi trop d’options affaiblissent ton expertise et ta posture
Le lien entre choix créatifs, stratégie… et légitimité perçue
Comment reprendre une vraie posture de partenaire stratégique
Bonne lecture !
Raison n°1 : Tu donnes trop tôt le pouvoir créatif au client
C'est sans aucun doute l'erreur la plus répandue chez les graphistes freelances : dès le début du projet, tu demandes à ton client s'il a des envies, des inspirations, voire même un moodboard si tu as envie de lui donner un peu de travail à faire de son côté. Sur le papier, ça peut te sembler être une bonne idée puisque tu impliques ton client dans le processus, et tu as envie de créer une relation de confiance où tu lui montres qu'il a aussi sa place. Sauf qu'en fin de compte, tu es en train de lui laisser décider de la direction créative, alors que c’est ton travail en tant que designer.
Ne demande pas les préférences personnelles
Quand tu commences par demander "Quelles sont tes couleurs préférées ?", ou "Quelles sont les références qui te plaisent le plus ?" tu es en train d'ouvrir une porte (dangereuse) sur une discussion qui se base uniquement sur la subjectivité et l'esthétique. Ton client va te parler des typos qu'il a croisées sur Pinterest, sur Instagram et risque de te montrer beaucoup de couleurs tendances.
Sauf qu'il ne s'agit pas de créer une identité visuelle qui plaît à ton client, mais bien de créer une stratégie de marque qui lui permet de se démarquer dans son marché afin d'augmenter ses ventes en paraissant plus professionnel.
N'implique pas trop ton client (oui)
Je sais, ça peut paraître totalement contre-intuitif, parce que tu n’as qu'une envie c'est de poser mille questions pour connaître les envies et les besoins de ton client, mais je ne te conseille pas du tout de l’impliquer à chaque étape de la création.
Ce n'est pas pour autant que ton expérience client va être mauvaise, au contraire. Quand tu lui demandes trop tôt son avis sur les visuels, les couleurs ou les typographies, tu es dans la co-construction de la direction artistique, et ce n’est pas vraiment ce qui est attendu.
Raison n°2 : Tu mélanges stratégie de marque et direction artistique
Deuxième erreur la plus courante, que j'aurais pu placer également en première position, c'est de présenter la stratégie de marque et la direction artistique en même temps et dans le même document, lors d’un seul rendez-vous.
Tu te dis sans doute que c'est plus efficace, que tu gagnes du temps en faisant cela, et que tu déranges moins ton client. Sauf que c'est l'inverse qui se produit : tu crées de la confusion.
Quand tu enchaînes la présentation du positionnement de la marque, des messages clés et des verbatims, et l'identité visuelle dans un seul livrable, le tout en donnant tes conseils pour qu'il fasse son choix, ton client risque de se sentir complètement perdu face à toutes ces choses. Il a devant les yeux des couleurs, un logo, des typographies, et il va forcément se concentrer tout de suite sur l'esthétique. Conséquence ? La stratégie passe à la trappe, et pourtant, c'est la base sur laquelle s’appuyer pour ensuite créer.
Si on te dit : "j'aime bien ce bleu mais je voudrais une teinte plus profonde", "j'aime bien cette forme, mais pas à cet endroit", "j'imaginais quelque chose de plus moderne", tu vas devoir te justifier dans tes choix créatifs, et c'est la pire sensation. Parce que tu auras beau savoir que ces choix ne sont pas forcément les plus adaptés pour sa cible, sans document stratégique pour argumenter, tu risques de patauger un peu.
En ne ritualisant pas les étapes de présentation de stratégie de marque, puis d'identité visuelle, tu te tires une balle dans le pied. Ton client ne voit pas la valeur stratégique que tu apportes dans la collaboration, et toi tu te retrouves sans argumentaire solide.
J’ai d’ailleurs créé une masterclass gratuite pour t’expliquer comment y remédier et reprendre ta place de partenaire et de guide stratégique. Durant 35 minutes je te présente ces cinq erreurs qui ruinent ta posture de stratège et je te donne les solutions à mettre en place dès aujourd’hui pour y remédier.
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Raison n°3 : Tu crées trop d'options pour (te) rassurer
Beaucoup de graphistes proposent plusieurs pistes créatives lorsqu'elles conçoivent des identités visuelles, parfois jusqu'à quatre options. Et ce n'est pas une erreur en soi, mais cela distille ta posture de stratège et ne renforce pas ton image d'experte. Tu fais peut-être cela en te disant "il y a bien une idée qui va lui plaire". Sauf que ça fait tout l'effet inverse et tu te retrouves à présenter une V2 bidouillée avec des éléments graphiques qui proviennent des différentes options.
Ne laisse pas le choix à ton client.
En proposant plusieurs pistes créatives, tu mets la responsabilité du "bon choix" sur les épaules de ton client. En plus de lui mettre une certaine pression, ce n'est pas la bonne approche puisque c'est toi qui es là pour donner des conseils et répondre aux difficultés que ce dernier peut rencontrer.
Résultat ? Les allers-retours sont interminables et biiiien plus nombreux que ce que tu avais budgétisé lorsque tu as créé ton offre, tu as des ajustements qui partent dans tous les sens et tu termines sur un rendu qui manque de cohérence et de justesse. Et puis surtout, tu passes un temps fou à créer trois concepts différents alors qu'un seul, bien argumenté grâce à la stratégie de marque, est largement suffisant.
Sois certaine de tes choix.
Alors je sais, ça peut faire peur parce que tu te dis que tu manques encore un peu d'expérience, ou bien tu as peur d'être à côté de la plaque, mais c’est important (surtout pour ta santé mentale) de proposer une seule direction créative. C'est de cette manière-là que tu vas pouvoir incarner une posture d'experte et adopter le rôle de partenaire créative et stratégique.
Cela demande de vendre de la stratégie de marque en amont pour cadrer le travail et donc :
Poser les bonnes questions à tes client·es.
Analyser le marché de ton client pour voir comment sa marque peut s’y intégrer.
Analyser la cible de ton client et ses verbatims pour savoir exactement ce qui lui parle.
C'est grâce à ces éléments que tu vas pouvoir proposer une seule direction créative, et surtout, l'argumenter. Si tu te retrouves dans la situation où tes clients veulent tout mélanger et sont incapables de faire des choix, c'est peut-être tout simplement parce que tu leur as laissé trop de possibilités.
Raison n°4 : Tes choix créatifs ne sont reliés à aucune stratégie
Voici une autre raison qui peut expliquer pourquoi tes clients te semblent difficiles quand tu travailles sur leurs projets graphiques : tu ne relies aucun de tes choix visuels à la stratégie de marque définie en amont. Ça recoupe ce que je te disais au-dessus, mais une identité visuelle n'a pas pour seul but d'être jolie.
Argumente tes choix.
Lorsque tu montres tes différentes idées, tes premières pistes créatives, un logo ou des typographies, il ne suffit pas de dire "j'ai choisi ce bleu parce qu'il est moderne" ou "cette typo est élégante". Ce type d'argumentation reste trop floue et n'aide pas ton client à mieux appréhender sa future identité visuelle et tout ce qui la compose.
Il faut toujours relier les choix graphiques aux besoins de la cible de ton client. Et pour connaître ces derniers, la stratégie de marque est absolument essentielle (encore elle !). Cela va te permettre d'argumenter en présentant les choses autrement.
Tu vas pouvoir dire "J'ai choisi cette palette épurée mais colorée parce que ta cible a besoin de quelque chose de minimaliste, mais chaleureux pour se reconnaître". En disant ça, ton client ne pourra pas se baser uniquement sur ses goûts.
Ton visuel ne parle pas pour lui-même.
Beaucoup de graphistes freelances se disent que leurs visuels parlent pour eux-mêmes, et si tu fais partie de cette team, ne panique pas, je t'explique pourquoi c'est pas forcément vrai. En présentant tes différentes options, tu te dis que ton client va comprendre de lui-même ce qui fonctionne pour sa marque, son site, ses cartes de visite, etc. Sauf que non, sinon il ne serait pas en train de déléguer son identité visuelle.
Si tu ne prends pas le temps d'argumenter :
Ton client va juger au ressenti.
Il ne va pas appréhender le projet dans sa dimension stratégique.
Les allers-retours vont être flous et dépasser le cadre de la collaboration décidée.
Raison n°5 : Tu acceptes des modifications sans lien avec le projet
Dernière raison qui rend tes projets cauchemardesques et te fait dire que tu es tombée uniquement sur des clients difficiles cette année, c'est parce que tu dis oui à tous les projets qui se présentent à toi et surtout, tu dis oui à toutes les demandes de modification, même quand elles n'ont aucun lien avec les objectifs ou la stratégie du projet.
→ Ton client veut changer une couleur parce que sa sœur préfère le violet ? Tu le fais pour être tranquille.
→ Il veut une typo différente parce qu'il l'a croisée sur une trend Instagram ? Tu l'intègres pour ne pas te confronter et devoir argumenter encore et encore.
Le problème, c'est qu'en acceptant tout ça, ton projet dérive petit à petit. Les livrables que tu délivres en fin de projet manquent de cohérence, et l'identité visuelle n'a plus de fil conducteur, et à la fin, tu es déçue par ton travail. Être stratège, ce n’est pas seulement créer une identité visuelle. C'est aussi affirmer ta posture de partenaire créative. Tu es là pour l'accompagner et l'aider à prendre les meilleures décisions graphiques pour sa marque.
Bref, tout ça pour dire que si tu as régulièrement des clients qui te semblent difficiles, ce n'est pas une fatalité, mais ça ne vient pas de nulle part non plus. Quand tu arrêtes de faire les 5 erreurs énoncées au-dessus, ta posture change et tu sors du rôle d'exécutante. Aujourd'hui, ton objectif est de créer une vraie collaboration avec une clientèle qui a confiance en ton expertise et qui est reconnaissante de travailler avec toi.
Pour y remédier dès aujourd’hui, j’ai créé une masterclass gratuite de 35 minutes où je t’explique les 5 erreurs qui te font rester dans cette posture d’exécutante, mais je te montre surtout les solutions à mettre en place pour reprendre ta place de partenaire et de guide stratégique.
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Tu as le talent, les clients, l'expérience…
Mais on te traite comme une exécutante ?
Ce que tu vas apprendre concrètement :
Les 5 erreurs précises qui te maintiennent dans une posture d’exécutante, alors que tu pourrais être perçue comme une partenaire stratégique.
Les mécanismes derrière les automatismes inconscients, anodins en apparence, qui te maintiennent dans cette posture.
Ce que tu peux faire dès maintenant pour reprendre ta place de guide dans le projet, sans avoir à t’imposer ou “éduquer” ton client.
Le déclic qui m’a permis de passer de projets à 1500€ (où je subissais tout) à des projets à 15000€, où le client me considère comme une vraie partenaire stratégique.
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